Un webinaire pour les praticiens qui reçoivent des patients dont la création tient une place centrale, et qui cherchent quoi en faire dans le suivi. En direct le jeudi 24 septembre 2026 à 19h30.
Animé par Anne Rasquin, psychanalyste et artiste. Formée à la psychologie à l’université Paris Descartes puis à la psychanalyse à la Société de Psychanalyse Active et Intégrative (SPAI), elle reçoit adultes et adolescents en cabinet à Boulogne-Billancourt. Son travail de psychopathologie autour de Salvador Dalí et sa propre pratique artistique nourrissent sa lecture clinique de la fonction psychique de la création.
Chez certains de vos patients, la création occupe une place que la parole n’occupe pas. Elle contient ce qui déborde, elle met en forme ce qui ne peut pas toujours se dire. Elle peut aussi devenir une défense qui les protège de ce qu’ils ne veulent pas rencontrer. Jeudi 24 septembre à 19h30, Anne Rasquin donne les repères pour distinguer les deux, et pour en faire quelque chose en séance.
La création contient ce qui déborde. Elle met en forme ce qui ne peut pas toujours se dire. Elle permet la sublimation. Chez certains patients, elle constitue un véritable appui psychique.
Anne Rasquin explore ces quatre fonctions avec son double regard de thérapeute et d’artiste, et à partir de son travail de psychopathologie autour de Salvador Dalí.
La création transforme la souffrance. Elle peut aussi devenir une défense extrêmement efficace, qui permet de ne pas rencontrer certaines blessures. La même activité tient donc deux rôles opposés, selon le patient et selon le moment.
C’est là qu’apparaît une crainte que l’on retrouve chez certains artistes : commencer une thérapie pourrait-il leur faire perdre ce qui nourrit leur créativité ?
Anne Rasquin s’appuie sur deux cas cliniques pour montrer comment le travail thérapeutique permet à la création de continuer d’exister, voire de se déployer autrement, sans avoir à porter seule la fonction de maintenir l’équilibre psychique.
Le dernier temps est le plus opérationnel. Il répond à trois questions que peuvent se poser les praticiens : comment repérer la fonction que joue la création chez un patient ? Comment accueillir et mobiliser sa créativité dans l’accompagnement, sans être art-thérapeute ? Comment d’autres médiations enrichissent le travail clinique : images, souvenirs, écriture, corps ou mouvement, avec quelques apports de la danse-thérapie ?
L’objectif n’est ni de présenter l’art comme une thérapie en soi, ni la thérapie comme venant remplacer la création. Il s’agit de voir comment ces deux espaces se rencontrent, se complètent et parfois se relaient dans un processus de transformation psychique.
La création fait quelque chose au psychisme, et ce quelque chose se décrit cliniquement. Elle contient ce qui déborde, en donnant une forme et des limites à une charge émotionnelle qui n’en a pas. Elle met en représentation des vécus qui ne passent pas par la parole articulée, ou pas encore. Elle ouvre la voie de la sublimation. Chez certains patients, elle constitue même un véritable appui psychique, au sens où l’équilibre tient en partie grâce à elle. Anne Rasquin lit ces mouvements avec son double regard de thérapeute et d’artiste, et à partir de son travail de psychopathologie autour de Salvador Dalí.
Cette fonction a un revers moins souvent nommé. La création peut aussi devenir une défense extrêmement efficace, qui permet précisément de ne pas rencontrer certaines blessures. Le patient produit, la production est riche, et rien dans l’œuvre elle-même ne dit si le travail psychique avance ou si la forme sert à le tenir à distance. La même activité peut soutenir l’élaboration ou l’éviter, et c’est le praticien qui a besoin de repères pour distinguer les deux.
De là vient une crainte que l’on retrouve chez beaucoup d’artistes : commencer une thérapie pourrait-il leur faire perdre ce qui nourrit leur créativité ? La question mérite d’être prise au sérieux plutôt que balayée, parce qu’elle porte souvent sur ce que la création tient réellement dans l’économie psychique du patient. À partir de deux situations cliniques, Anne Rasquin montre comment le travail thérapeutique peut permettre à la création de continuer d’exister, voire de se déployer autrement, sans avoir à porter seule la fonction de maintenir l’équilibre.
Le webinaire ouvre ensuite sur ce que cette lecture change en cabinet. Repérer la fonction que joue la création chez un patient. Accueillir et mobiliser sa créativité dans l’accompagnement sans être art-thérapeute et sans sortir de son propre cadre. Élargir enfin à d’autres médiations que l’image : le souvenir, l’écriture, le corps et le mouvement, avec quelques apports de la danse-thérapie.
L’objectif n’est ni de présenter l’art comme une thérapie en soi, ni la thérapie comme venant remplacer la création. Il s’agit de regarder comment ces deux espaces se rencontrent, se complètent et parfois se relaient dans un processus de transformation psychique.
Pour les praticiens en exercice qui rencontrent la création dans leurs suivis et veulent affiner leur lecture de ce qu’elle y joue.
Également ouvert aux professionnels de l’accompagnement éducatif et de la santé mentale en milieu scolaire (AESH, enseignants spécialisés, éducateurs). Aucun prérequis universitaire, le webinaire est en accès libre.
Anne Rasquin reçoit adultes et adolescents en cabinet à Boulogne-Billancourt. Après plus de dix ans en management d’équipes, elle reprend des études de psychologie à l’université Paris Descartes, puis se forme à la psychanalyse à la Société de Psychanalyse Active et Intégrative (SPAI). Sa pratique s’appuie sur une psychanalyse moderne, active et intégrative : les bases analytiques classiques y sont articulées avec la thérapie existentielle d’Irvin Yalom, la thérapie des schémas et des approches corporelles et émotionnelles.
Artiste elle-même, elle a mené un travail de psychopathologie autour de Salvador Dalí et s’intéresse de longue date à ce que la création tient dans l’économie psychique de ceux qui l’exercent. Ce double regard, clinique et artistique, est le fil de son intervention, qu’elle appuie sur deux situations issues de sa pratique et sur des apports de la danse-thérapie.
Le lien Zoom et l’ajout au calendrier vous sont envoyés par email juste après l’inscription.
Inscription en moins d’une minute. Webinaire à visée pédagogique et clinique destiné aux professionnels et étudiants de l’accompagnement. Cette présentation a pour objectif la transmission de connaissances et ne constitue ni un acte de soin, ni une promesse de résultat thérapeutique.
Sowell Formations est un organisme de formation continue destiné aux praticiens déjà en exercice dans les métiers de la santé, de la relation d’aide et de l’accompagnement. Ses parcours sont des formations complémentaires, pensées pour approfondir une pratique déjà installée : se spécialiser sur un sujet clinique, élargir ses outils ou monter en compétence, sans reprendre des études longues et à votre rythme.
Les formations diplômantes prennent la forme d’un diplôme universitaire européen, délivré en partenariat avec l’Université Européenne Miguel de Cervantes (Espagne), avec des formats plus courts en complément. Tout se déroule à distance, en visioconférences interactives, pour rester compatible avec une activité de cabinet.
Ce webinaire prolonge cet engagement pédagogique sur un sujet commun à toutes les pratiques : mieux communiquer sur internet votre expertise en tant que praticien indépendant.
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